06 — Glossaire
Suspension, freins et pneus

Amortisseur

L'amortisseur est l'organe de suspension qui maîtrise le mouvement des ressorts et empêche la voiture de rebondir à répétition après une bosse.

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Suspension, freins et pneus
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Définition

L'amortisseur est l'organe de suspension qui maîtrise le mouvement des ressorts, en empêchant la voiture de rebondir à répétition après avoir franchi une bosse. Un ressort, à lui seul, est un réservoir d'énergie : comprimez-le et il repousse, et une fois sollicité il oscillera de haut en bas pendant plusieurs cycles avant de s'immobiliser. Laissée sans contrôle, cette oscillation ferait flotter et tanguer la voiture de façon incontrôlable et, plus dangereusement, ferait décoller les pneus de la route. L'amortisseur existe pour absorber cet excès d'énergie et ramener rapidement la suspension à un état stabilisé.

Il y parvient en convertissant en chaleur l'énergie cinétique du mouvement de suspension. À l'intérieur de l'amortisseur, un piston fixé à la partie mobile de la suspension est forcé de traverser un corps rempli d'huile, et en se déplaçant il pousse cette huile à travers de petits clapets et orifices calibrés. La résistance que rencontre l'huile en étant chassée par ces passages s'oppose au mouvement, et le travail accompli contre cette résistance se transforme en chaleur, ensuite dissipée vers l'air ambiant. En dimensionnant les clapets avec précision, les ingénieurs règlent l'ampleur de la résistance et peuvent lui donner un comportement différent en compression et en détente, ce qui est la clé de la mise au point du confort.

L'effet sur la voiture est de maintenir les pneus fermement plaqués à la route et la caisse posée. Une suspension bien amortie se stabilise aussitôt après une perturbation, conservant cette charge de contact constante au pneu dont dépendent l'adhérence, le freinage et la direction. Un amortissement trop souple laisse la caisse flotter et les roues sautiller, tandis qu'un amortissement trop ferme transmet des chocs secs dans l'habitacle et peut aussi réduire l'adhérence sur revêtement dégradé. L'amortisseur travaille donc main dans la main avec le ressort : le ressort porte la charge et absorbe la bosse, l'amortisseur régit la manière dont cette absorption se déroule dans le temps.

L'organe est universellement connu sous son nom courant d'amortisseur, même si l'appellation prête à confusion, car c'est bien le ressort qui absorbe le choc tandis que l'amortisseur en maîtrise le mouvement résultant. La construction varie, des simples conceptions bitube aux unités monotube et pressurisées au gaz plus élaborées, qui résistent au moussage de l'huile en usage intensif, jusqu'aux amortisseurs pilotés dont la résistance peut être modifiée électroniquement selon les conditions, comme dans les suspensions adaptatives modernes.

Comme tout composant rempli d'huile, un amortisseur s'use avec le temps, et un amortisseur défaillant se signale par un roulement flottant, une plongée excessive au freinage, une usure irrégulière des pneus ou des fuites de fluide visibles sur le corps. Des amortisseurs usés allongent les distances d'arrêt et dégradent le comportement, ce qui en fait un point de vérification standard, notamment au contrôle technique. L'amortisseur est le plus souvent monté avec un ressort hélicoïdal, et dans une jambe de force MacPherson les deux se combinent en une seule unité porteuse, faisant de l'amortisseur l'un des éléments les plus fondamentaux de toute suspension.

Points clés
  • Maîtrise le mouvement des ressorts et stoppe les rebonds répétés
  • Fait passer l'huile par des clapets pour convertir l'énergie en chaleur
  • Maintient les pneus au sol et la caisse posée
  • Désigné couramment comme amortisseur ; peut être piloté
Également connu sous le nom de
shock absorberdampers